Va vraiment falloir que je vous cause un peu de Zone, le Enard. C'est un peu le Rungis de la littérature contemporaine. On y trouve de tout, et de partout. Et cet étalage de mots mitraillés sans le moindre point est absolument digeste, touche à l'exquis et ne ballonne même pas. Seulement pour bien en parler, besoin de temps et de relecture. Et le temps, ça a tendance à manquer bien que trop souvent on se demande ce qu'on a ramé de sa journée. J'ai même un compte épargne temps. Un CET. Plutôt décevant d'ailleurs. Non parce que d'épargne, que dalle. Mon CET ne fonctionne pas comme mon livret A. A la fin de l'année, quand j'y ai stocké des jours, mon employeur ne m'envoie pas un relevé d'intérêt, avec écrit en petit, après prélèvements sociaux, votre CET vous a rapporté 2 jours de congés supplémentaires. Le pire c'est que, à nouveau contrairement à mon livret A, où mes euros sont prêtés pour que des types diplômés en ingénierie mathématique (faut quand même être très malheureux pour faire ce genre d'étude) optimisent l'affectation des ressources (rires, gras, dans l'assistance) mes jours épargnés ne sont pas redistribués à des chômeurs qui en auraient besoin.
Donc, patientons jusqu'à mon éloge de Zone, avec un petit intermède Bukowskien qu'il est bien. Notez que j'aurai pu vous proposer du Marc Levy, Anne Gavalda, Coehlo ou pis une thèse de Max Gallo. Mais il n'en est rien en ce lieu de mon bon goût.
Palabres